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90 messages.      4 5 6 7 8 9 - La révolution bioéthanol est en marche [23609]
Oregn
23-11-2018 à 21h50
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Vous semblez oublier que le bioéthanol de seconde génération est en train d'arriver.
La mise en production industrielle est prévue pour 2020. Non seulement il ne sera plus en concurrence avec la production alimentaire mais en plus il pourra assurer un complément de revenu aux agriculteurs.
De plus, il pourra être produit au plus près du consommateur ce qui évitera la forte pollution due au transport des carburants fossiles dans les supertankers.

Olivier, 2462 msg, 47 ans. Frejairolles (FR-81). [mon blog]
 Citer Alerter [594587]

Message modifié le 2018-11-23 21:59:36 par Oregn.
Havoc
23-11-2018 à 22h30
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Filières de deuxième génération


Wikipédia a écrit :
Les nouvelles filières dites de deuxième génération regroupent un ensemble de techniques permettant d'exploiter l'éthanol cellulosique, et plus généralement ayant recours à des plantes non comestibles. Certaines de ces techniques permettent de réduire la concurrence avec l'agriculture à vocation alimentaire, notamment quand elles reposent sur l'utilisation de résidus agricoles qui ne seraient pas valorisés sinon.

La transformation de la lignine et de la cellulose (du bois, de la paille) en alcool ou en gaz (filière lignocellulosique-biocombustible44,45) fait l'objet d'intenses recherches dans le monde entier. Les technologies de la transformation de la cellulose (la macromolécule la plus commune sur terre) sont complexes, allant de la dégradation enzymatique à la gazéification. Des entreprises canadiennes (comme Iogen46), américaines (Broin Co.) et deux universités suédoises (usine pilote d'Örnsköldsvik47) passent actuellement à la phase de production industrielle d'éthanol cellulosique. Un problème est que l'utilisation des pailles prive encore les sols agricoles de la matière organique dont ils manquent déjà.

La transformation de la cellulose des déchets végétaux en biogazole par des bactéries48 est également une voie de recherche.

En France, le « projet futurol » est lancé en 2008, avec pour ambition de constituer une véritable filière éthanol deuxième génération. Les axes majeurs de ce projet servent de fils conducteurs à la R&D s'appuyant sur une installation pilote puis sur un prototype : une filière et un procédé « durables » permettant d'obtenir les meilleurs bilans énergétiques et GES possibles, sur l'ensemble du processus, du champ à la roue ; un pilote flexible (multi matières premières) ; un procédé économiquement pertinent (innovations et optimisations de procédés)49.

Selon le directeur du Programme des Nations unies pour l'Environnement, les termites possèdent des bactéries capables de transformer « de manière efficace et économique les déchets de bois en sucres pour la production d'éthanol »50. Les enzymes trouvées dans le tube digestif des termites et produites par ces bactéries symbiotiques sont en effet capables de convertir le bois en sucre en 24 heures51. Les micro-organismes du rumen de bovin peuvent également être utilisés. Le potentiel de la filière cellulosique est énorme et les technologies évoluent rapidement.

La fermentation des sucres (provenant directement de plantes comme la canne à sucre, de la betterave sucrière, de l'hydrolyse de l'amidon du blé, du maïs, ou encore de l'hydrolyse de la cellulose présente dans le bois ainsi que les tiges et les feuilles de tous types de végétaux) en éthanol génère de grandes quantités de CO2 (à concentration élevée) qui peuvent nourrir les microalgues. La production de 50 litres d'éthanol par fermentation alcoolique s'accompagne de la production de 15 litres de CO2. En ce qui concerne la filière huile, les tourteaux obtenus après extraction de l'huile végétale (Jatropha curcas, karanj, saijan, tournesol, colza, etc.) peuvent servir à produire du biogaz (méthane). Le méthane peut alimenter une centrale thermique (production d'électricité) et le CO2 libéré peut aussi nourrir les microalgues. Le bilan carbone global et le caractère durable de la filière dépendent donc de la source de CO2 utilisée. Le couplage filière éthanol cellulosique - filière microalgue est une voie d'avenir dans la perspective d'un développement durable. À noter que la croissance des microalgues est bien entendu possible dans les conditions atmosphériques actuelles (concentration en CO2 de 380 ppm), mais les rendements sont alors beaucoup plus faibles.

Fruits de Jatropha curcas

Jatropha curcas. Il existe des plantes qui poussent en zone aride. C'est le cas par exemple de Jatropha curcas, qui produit en moyenne 400 à 500 litres d'huile par hectare et par an52. Sa culture (réalisée de manière éco-responsable) permet idéalement de lutter contre la désertification. À l'occasion du Sommet Biocarburants de 200753 qui s'est tenu à Madrid, Winfried Rijssenbeek (de l'entreprise RR Energy qui a investi dans les biocarburants)54 a fait la promotion des qualités de cette euphorbiacée : « Cette plante, qui produit des graines oléagineuses, est une alternative intéressante aux palmiers à huile et au soja pour le sud. En premier lieu parce qu'elle n'est pas comestible et donc n'entre pas en concurrence avec le secteur alimentaire. Autre avantage, Jatropha curcas peut être cultivée sur des sols difficiles, impropres aux autres cultures et permet de lutter contre la désertification »55. Mais ces plantes sont des êtres vivants comme les autres et ne font pas de miracles : sans apports d'eau réguliers, les rendements sont extrêmement faibles, non rentables. Cette conclusion logique a été confirmée, par exemple, par des expériences, il y a plusieurs années, en zone aride, avec la variété mexicaine de Jatropha curcas, par des ingénieurs agronomes mexicains[réf. nécessaire]. Or l'eau est une ressource précieuse en zone aride…

Pongamia pinnata (ou Karanj) est un arbre à croissance rapide, fixateur d'azote, très résistant à la sécheresse, qui pousse en plein soleil, sur des sols difficiles, même sur des sols salés, et producteur d'huile. L'Inde, qui souhaite mélanger 20 % de biocarburants dans les carburants traditionnels en 201756, encourage actuellement fortement la plantation de cet arbre (ainsi que de l'arbuste Jatropha curcas) dans les zones impropres aux cultures traditionnelles, ceci dans l'optique de produire de l'huile végétale. Les rendements moyens sont, d'après certains auteurs et dans les meilleurs conditions, de 5 tonnes de graines/ha/an (1,7 tonne d'huile et 5,3 tonnes de cakes) la dixième année.

D'autres espèces oléifères cultivables en zone aride offrent également des perspectives intéressantes : Madhuca longifolia (Mahua) - Moringa oleifera (Saijan) - Cleome viscosa, etc.

La polyculture (association de plusieurs espèces) est de loin préférable d'un point de vue environnemental aux monocultures. On peut ainsi envisager de planter des forêts où se mélangent Mahua, Saijan, Karanj ainsi que d'autres essences utiles aux populations locales.

Le bilan énergétique, ainsi que le bilan carbone, est en général meilleur quand on adapte le moteur à l'huile végétale pure (moteur Elsbett, par exemple) plutôt que d'adapter l'huile végétale (transformation chimique en biogazole, processus lourd) à des moteurs conçus pour fonctionner avec des dérivés du pétrole.

Une équipe de l'université du Wisconsin dirigée par James Dumesic a exposé en juin 2007 dans la revue Nature un nouveau procédé de transformation de l'amidon afin de produire un nouveau carburant liquide, le diméthylfurane57. Ses propriétés semblent plus avantageuses que celles de l'éthanol.
Application dans l'aviation


Des biocarburants dits de deuxième génération sont développés pour se substituer, au moins partiellement, au kérosène.
Un premier vol d'essais a eu lieu le 30 décembre 2008 sur un Boeing 747-400 d'Air New Zealand dont un des réacteurs RB 211 a été alimenté avec 50 % de Jet-A1 et 50 % de carburant à base de Jatropha curcas.
le deuxieme vol d'essai le 7 janvier 2009 sur un Boeing 737-800 de Continental Airlines dont un des moteurs CFM56-7B a été alimenté par un mélange de moitié de kérosène traditionnel et pour moitié d'huiles de jatropha et d'algues. À chaque fois, les mélanges se sont comportés sans altérer le fonctionnement des moteurs, sinon une légère baisse de consommation de 1 à 2 %.
Un troisième essai est prévu le 30 janvier 2009 avec un Boeing 747-300 de Japan Airlines équipé de moteurs Pratt & Wittney JT9D, dont un alimenté avec un mélange de 50 % de kérosène et 50 % d'huile de cameline (« lin bâtard »), de jatropha et d'algues. L'objectif est d'obtenir la certification de ces mélanges en 2010 et de biocarburants purs en 2013. Le carburant à base de jatropha présente un point d'éclair à 46°, contre 38° pour le Jet-A1, avec une énergie de 44,3 MJ/kg (contre 42,8 MJ/kg pour le Jet-A1), son principal avantage étant d'émettre 75 % de gaz carbonique de moins que le kérosène sur l'ensemble de son cycle de vie (incluant le CO2 absorbé par les plantes dans leur croissance), pour un prix de revient de 80 $ le baril



Bruno, Modérateur,47013 msg, 52 ans. Etampes (FR-91). [mon blog] Vtf 12km/j/IntercontinentalBBS/Sunn Revolt/XChox/Motive/Dogg
 Citer Alerter [594592]
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23-11-2018 à 22h30
Lien commercial -276-


Ripolin
24-11-2018 à 11h31
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Si la révolution Bioéthanol est en marche, elle est actuellement bloqué sur la 1er génération, destructeur d'espace encore naturel (puisqu'on ne concurrence pas l'alimentation), et pas sûre que les dernières nouvelle soient de bonne augure pour que ça change.

Jair Bolsonaro veux (re)devenir le 1er producteur mondial de ce carburant, Source Reuters, la forêt primaire amazonienne passera dans les pertes et profit.
Bolsonaro n'a pas fait mystère de ce qu'il pense de l'écologie et la protection de la nature !

A voir quel sera leur prix de revient sur de telle surface d'exploitation comparé à l'éthanol de 2ème génération produite en Europe.

C'est du green-washing dans toute sa splendeur votre truc.

Ripolin, 899 msg, 48 ans. Pithiviers (FR-45).
 Citer Alerter [594623]
Havoc
24-11-2018 à 13h09
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Disons qu'au Brésil, le désastre pourrait être atténué du fait qu'il est question d'exploiter la même plante qui est déjà exploitée (la canne), mais plus. C'est à dire qu'au lieu de se contenter des parties sucrées, on exploiterait également les parties ligneuses. Du coup, ça pourrait avoir plus d'effets positifs que négatifs dans un pays qui de toute manière, roulait déjà à plus de 60% à partir d'éthanol.

Chez nous, c'est beaucoup plus problématique puisque ces carburants sont encore peu implantés. On peut cependant imaginer que d'autres fanes seraient exploités: paille, fanes de pommes de terre, etc. Je n'ai rien lu de très précis sur ce sujet.

Du coup, on ne sait pas encore avec quoi ça va entrer en concurrence, mais il est difficile d'imaginer que cela va se faire sans mobiliser de nouvelles surfaces agricoles (appelons d'ailleurs ces carburants des agrocarburants, c'est le mot le plus sincère).

Je crois qu'on serait plus éclairé si l'on étudiait un peu quelles ont été les conséquences environnementales et alimentaires de l'utilisation du bois durant la période de la seconde guerre mondiale pour faire rouler les véhicules qui roulaient encore (le fameux gazogène), car si l'utilisation n'était pas dans le gigantisme actuel, le principe était finalement assez proche des agrocarburants de seconde génération. Après tout, que l'on transforme les molécules sucrées contenues dans la lignite en gaz par un phénomène de combustion ou en alcool par un phénomène de digestion chimique, c'est toujours la même source d'énergie qu'on exploite.

Bruno, Modérateur,47013 msg, 52 ans. Etampes (FR-91). [mon blog] Vtf 12km/j/IntercontinentalBBS/Sunn Revolt/XChox/Motive/Dogg
 Citer Alerter [594639]
Artoutitou
25-11-2018 à 09h14
On va finir par s'auto détruire comme sur une certaine île a force de couper tout le bois.
Plus du Fuel, on met du bois.
Plus d'essence on met du bois.

A l'heure actuelle, le déchets de scieries qui servait a faire des panneaux de particules sont absorbé pour faire du granulés, et il en manque.
Du coup les fabricants de panneaux en manque, en importe de pétaouchnoc ou broie directement du bois.
On finira par en couper plus qu'il n'en repousse si ce n'est pas déjà le cas.

Pour la paille et autre tige de mais, sa sert au agriculteur lors de faible récolte de foins, donc les années de bonne récolte sa ira, mais si c'est une mauvaise année ?

Anonyme, 81 msg, 54 ans. (FR-71).
 Citer Alerter [594712]
Havoc
25-11-2018 à 09h35
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Méfiance car l'histoire de l'île de Pâques semble être une légende plus qu'autre chose d'historique.

Mais il est clair que la ressource bois n'est pas inépuisable non plus, même si pour le moment, on ne manque pas de bois en France. Elle est surtout souvent difficile à exploiter. Il y a sur notre territoire, des millions de tonnes de biomasse qui retournent à la terre en émettant du méthane (gaz à effet de serre) sans que personne se donne la peine de les exploiter. Il faudrait pour cela une main d’œuvre très bon marché sans laquelle ces ressources ne sont pas valorisables.

Pour ce qui est de la paille, tu as raison là aussi, même si on ne fait plus aujourd'hui, beaucoup manger de paille aux animaux, on préfère déplacer du foin sur le territoire et utiliser de l'ensilage.

Bruno, Modérateur,47013 msg, 52 ans. Etampes (FR-91). [mon blog] Vtf 12km/j/IntercontinentalBBS/Sunn Revolt/XChox/Motive/Dogg
 Citer Alerter [594713]
Speedsterharry
25-11-2018 à 11h07
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Avec un gaséificateur au bois, on pourrait rouler avec des déchets carbonés (et je traverse la rue, moi je t'en trouve, des déchets carbonés). On pourrait meme envisager que les décheteries, qui récupèrent divers branches, troncs etc, convertissent cela en broyats à mettre dans les réservoirs à bois (ou pour les cheminées au pellets) plutot que d'en faire du compost.




Cela supposerait quand même de moins rouler, quelle que soit l'évolution de la source du "carburant".

Jerome, 562 msg, 46 ans. Villeurbanne (FR-69). [mon blog] Kit RH205 48V/60V 26Ah sur cadre alu cyclurba.fr/blog/blog.php?personneid=12364
 Citer Alerter [594727]
Havoc
25-11-2018 à 12h10
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Tu ne crois pas si bien dire.

Le soir, je vais faire une promenade dans les bois et j'en reviens avec un morceau de bois de trois ou quatre mètres de long glané au sol, en train de se préparer à pourrir.

Si j'acceptais de vivre avec 16°C dans la maison, je n'aurais pas à acheter de combustibles pour me chauffer.

Le problème principal reste le temps de main d’œuvre nécessaire à l'exploitation de cette ressource, qui la rend de fait inexploitable. Mais imaginons une France où les retraités se retrouvent complètement paupérisés, il faudrait payer des gardes dans les parcs, jardins, bois et forêts pour les empêcher d'emporter tout le bois et de couper les derniers arbres.

Bruno, Modérateur,47013 msg, 52 ans. Etampes (FR-91). [mon blog] Vtf 12km/j/IntercontinentalBBS/Sunn Revolt/XChox/Motive/Dogg
 Citer Alerter [594735]
Artoutitou
25-11-2018 à 12h30
Pour la mains d'œuvre pas cher je dirais bien quelques chose mais !!!!!

Évident aussi qu'il y a du gaspillage de bois.

J'ai recuperé 21 stère d'acacias dont personne ne voulais suite a de l'élagage (que je faisait a mon taf).
Pas le bon acacias pour des piquets, et pour se chauffer, tout le monde veux du chêne, trop petite section, et blablabla.
Que d'énergie perdu pour laisser sa trainer par terre.
Bon, j'ai jamais vu du bois faire des flammes froide, donc j'ai pris.

Je ne parle même pas des arbres cassés par les intempéries qu'on coupe et débite mais qu'on ne peut que laisser car ils appartiennent au propriétaire.

Du grand n'importe quoi.

Anonyme, 81 msg, 54 ans. (FR-71).
 Citer Alerter [594739]
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25-11-2018 à 12h30
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Havoc
25-11-2018 à 13h19
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En plus, l'acacia et le robinier sont de très bons bois de chauffage, surtout pour un feu nocturne.

Bruno, Modérateur,47013 msg, 52 ans. Etampes (FR-91). [mon blog] Vtf 12km/j/IntercontinentalBBS/Sunn Revolt/XChox/Motive/Dogg
Alerter [594748]
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