SP-2:.### Z01### collision pieton velo sur voie cyclable, procès. Forum Cyclurba.fr. Pratique du velo transport

Nouvelle discussionNouveau message Derniers messages Recherche forum
92 messages.      1 2 3 4 5 6 7 8 9 10   - collision pieton velo sur voie cyclable, procès. [5441]
Stephane69
19-03-2010 à 08h51
Dans un accident vélo - piéton, le vélo a toujours tort parce que c'est un "véhicule", il est "le plus fort".

Seuls qqs cas précis le dédouane de sa responsabilité. Prouver qu'il s'agit d'un suicide (quoi que écrasé par un vélo ne m'a pas l'air d'une superbe efficacité pour se suicider), que l'accident a été intentionnel de la part du piéton (votre voisin pour vous emmerder, un "professionnel" de l'indemnisation par accident)) ou que vous n'êtes pas responsable de votre défaut de maîtrise du véhicule (un voleur tente de vous voler le vélo, vous tombez sur une vieille qui se casse la jambe - ou un chien pas attaché vous fait tomber sur un vieux...).

Si un ado bourré ayant fumé un join avec un casque sur la tête musique a fond fonce sur votre vélo et se casse le poignet, le vélo est responsable.

Mais bon dans l'absolu, si vous roulez normalement (et pas à 30 à l'heure sur une voie verte avec des enfants), le peu de probabilité d'accident a une conséquence qui sera couverte par votre assurance responsabilité civile.


Anonyme, 34 msg, (FR-69).
 Citer Alerter [86274]
Mab38
19-03-2010 à 09h13
Stephane69

Stephane69 a écrit :
Dans un accident vélo - piéton, le vélo a toujours tort parce que c'est un "véhicule", il est "le plus fort".


Je reste perplexe quant à cette affirmation.
La loi Badinter organise l'indemnisation d'un piéton victime d'un accident avec un véhicule terrestre à moteur. Il a fallu une loi pour que l'on n'ait pas à rechercher à qui incombe la responsabilité de l'accident et cette loi ne s'applique pas dans le cas d'un accident vélo-piéton.
S'il y a un texte ou de la jurisprudence relative aux accidents vélos-piétons à l'appui de ton affirmation, j'aimerais les connaître.

Dans le cas d'un VAE non légal, qui n'est donc plus considéré comme un vélo, la loi Badinter s'applique à coup sur.

Marie-antoinette, 328 msg, 70 ans. Grenoble (FR-38). Giant Lafree Twist / Gitane E bike 3 / Kalhkoff Agattu XXL
 Citer Alerter [86277]
publicité
19-03-2010 à 09h13
Lien commercial -356-


Oligator
19-03-2010 à 09h21
Acceder au profil du membre
@gmp

ça à l'air effrayant ton histoire, et je comprends que tu sois devenu... prudent

Olivier, 1451 msg, 37 ans. Brest (FR-29). [mon blog] Apollon 36V8AH250W Tandem 48V20AH550W Elops 7 24V8Ah250W
 Citer Alerter [86280]
snickers
19-03-2010 à 12h06
Acceder au profil du membre
@Nutella, merci pour les éclaircissements.
L'histoire de Nutella m'en rappel d'autre...ou les groupes de piéton constituent un vrai danger à vélo.
J'ai un collègue qui vient tous les jours depuis 20 ans au taf à vélo et jamais le moindre pépin. Et paff l'année dernière, il pensait avoir été vue (il porte toute l'année une chasuble), arrivait de face d'un petit groupe. Il y en a un qui lui à coupé la route...C'était pourtant que des adultes responsables mais il a suffit d'un seul un peu distrait.
Bilan une chutte et une blessure à la main qui lui à value un certain temps d'arrêt.
Conclusion usé et abusé de la sonnette vie à vie des piétons...j'ai l'airzound pour les sourds avec des écouteurs ou au télephone !

Maitenant, suivant la législation Allemande, il y a deux catégories de vélo...
Les plus de 9Kg et les moins de 9 Kg...
Pour les moins de 9 Kg...pas de sonnette, de dynamo, des dispositif réflechissant, obligatoire pour les autres. Ce sont des vélos de compétition ! Vue le passé et les Km, j'imagine que le vélo est de ce type...
J'ignore si cela peux t'aider et si cela fait aussi partie de la législation Francaise à vérifier...

Bertrand, 6757 msg, 47 ans. Hanovre (DE-31). VAEtaf 100%, sujets techniques...vae-tech.forumactif.org
 Citer Alerter [86302]
Oligator
19-03-2010 à 14h36
Acceder au profil du membre
@snickers

je croit que l'on a déjà parlé, et qu'en France on ne fait pas cette distinction avec un vélo de compétition.

Olivier, 1451 msg, 37 ans. Brest (FR-29). [mon blog] Apollon 36V8AH250W Tandem 48V20AH550W Elops 7 24V8Ah250W
 Citer Alerter [86316]
Stephane69
19-03-2010 à 15h28
http://www.vcvillejust.com/webpages/responsabilite.html

Responsabilité en cas d' accident A Vélo

Quelques Définitions :

Article R110-2 du code de la route :
Bande cyclable : voie exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues sur une chaussée à plusieurs voies.
Piste cyclable : chaussée exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues.

Règles de priorité

Pour éviter les dommages, des règles de priorité sont à respecter.
R 415-4 II Tout conducteur " doit céder le passage aux véhicules venant en sens inverse sur la chaussée qu’il s’apprête à quitter ainsi qu’aux cycles et cyclomoteurs circulant sur les pistes cyclables qui traversent la chaussée sur laquelle il va s’engager "
R 415-5 Lorsque deux conducteurs abordent une intersection par des routes différentes, le conducteur venant par la gauche est tenu de céder le passage à l’autre conducteur, sauf dispositions contraire prévues par le code de la route.
R 415-11 Tout conducteur est tenu de céder le passage aux piétons régulièrement engagés dans la traversée d’une chaussée.

Régimes de responsabilité

Accident entre un cycliste et un véhicule (scooter, voiture, autres) :
Depuis la loi du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, (n° 85 –677 tendant à l‘amélioration de la situation des victimes d’accident de la circulation et à l’accélération des procédures d’indemnisation) toute victime non conductrice (piéton, cycliste,) impliquée dans un accident avec un automobiliste est de prime abord considérée comme victime non responsable.
La faute n’est pas en matière d’accident de la circulation une condition de mise en œuvre de l’indemnisation de la victime.
La loi s’applique lorsque 4 conditions sont réunies :
- il faut un accident
- il faut une circulation
- il faut un véhicule terrestre à moteur
- il faut une implication
Exonération de la responsabilité :
Dommages corporels :
Les victimes ne peuvent se voir opposer la force majeure ou le fait d’un tiers par le conducteur ou le gardien du véhicule.
Les victimes ne peuvent se voir opposer leur propre faute à l’exception de leur faute inexcusable (faute volontaire d’une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait pu avoir conscience).
Dommages aux biens :
La faute de la victime a pour effet d’exclure ou de limiter l’indemnisation des dommages aux biens qu’elle a subi.
Depuis que l’assurance responsabilité civile est devenue obligatoire, ce sont les assureurs de ces véhicules qui, le plus souvent, assurent la charge d’indemniser les victimes.

Accident entre un cycliste et un piéton
Les rollers et les poussettes sont considérés comme des piétons.
Dans ce cadre, c’est la responsabilité civile délictuelle traditionnelle qui joue.
Généralités : la victime, pour obtenir réparation, doit établir l'existence de la faute. Selon les articles 1382 et 1383 du Code civil, la victime doit rapporter la charge de la preuve. Mais les articles 1384 à 1386 ont institué un régime de présomption de responsabilité notamment du fait des personnes … dont on a la charge et des choses confiées.
Il faut satisfaire à 3 conditions :
- un dommage subi par la victime,
- un fait générateur imputable au fautif,
- un lien de causalité entre le fait générateur et le dommage.
Celui qui demande réparation doit toujours apporter la preuve de de ces trois conditions.
Peu importe la nature du préjudice (matériel, corporel voire moral et même perte de chance) dès lors qu'il est direct, actuel et certain, ce qui exclue le préjudice éventuel mais n'écarte pas le préjudice futur et certain comme la perte d'exploitation, de ressources.
Une faute même légère voire une abstention.
Une relation de causalité entre dommage et faute.
La faute doit être objective, prouvée, éventuellement présumée.
La responsabilité personnelle trouve son fondement dans l'article 1382 du Code civil "tout fait quelconque de l'homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer", que cette faute ait été volontaire ou non. Le domaine est très vaste et il peut s'agir d'une simple omission notamment en cas de danger potentiel.
L'article 1383 complète le dispositif "Chacune est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait mais encore par sa négligence ou par son imprudence". Ainsi est visé une obligation générale de prudence et de diligence, même si la réglementation en vigueur est respectée.
Mais, le fautif présumé pourra dégager sa responsabilité :
- s'il n'a pas commis le fait reproché,
- si ce fait n'est pas constitutif d'une faute,
- si un autre fait à un lien direct avec le préjudice notamment un tiers ou la victime imprudente;
- en cas de force majeur.
Eventuellement la responsabilité pénale peut être engagée : blessure involontaire, etc.

Responsabilité de la municipalité (généralités)
La responsabilité de la commune peut être engagée dans le cadre administratif, pénal ou civil.
Au niveau administratif, cela ressort de son domaine de compétence:
- police spéciale de l'urbanisme: un manquement à son obligation de prévention des risques naturels par l'intégration de ceux-ci dans les documents d'urbanismes peut entraîner la mise en jeu de sa responsabilité.
- police municipale: un manquement à l'obligation de police générale incombant au maire ou une insuffisance dans les mesures arrêtées peut avoir les mêmes conséquences.
- dommages de travaux publics: la responsabilité de la commune peut enfin être engagée sur la base des dommages de travaux publics lorsqu'elle est maître d'ouvrage de protection contre les risques.
Au niveau pénal, en tant que personne morale, la commune, collectivité territoriale, peut voir sa responsabilité engagée au terme de l'article 121-2 du code pénal, mais ceci uniquement au cas où l'infraction a été commise dans l'exercice d'activités susceptibles de faire l'objet de convention de délégation de service public.
Au niveau civil, la commune peut être reconnu coupable d'un dommage sur la base de l'article 1384 du code civil, par exemple, la responsabilité d'une commune de montagne a été mise en jeu dans ce cadre suite à un glissement de terrain catastrophique, la commune étant gardienne des sols mis en mouvement.
Dans le cadre d’un accident entre un cycliste et une autre personne, la responsabilité de la commune ne joue que s’il y a eu faute, négligence ou imprudence (par exemple dans la commodité des passages, l’aménagement de la voie, etc).

Conseils Important

Faire un constat amiable d'accident dans tous les cas

Consulter un medecin si vous etes blessé.

Contacter votre assurer ou avocat dès le début de la négotiation

Gardez tous les pièces justificatifs de dépenses médicales, et matérielles.

Anonyme, 34 msg, (FR-69).
 Citer Alerter [86328]
Stephane69
19-03-2010 à 15h37
http://www.jac.cerdacc.uha.fr/internet/recherche/Jcerdacc.nsf/NomUnique/JLAE-7Q4GLS

RESPONSABILISATION DES CYCLISTES EN CAS D'ACCIDENT AVEC DES PIETONS: UNE PROPOSITION DE LOI DEPOSEE AU SENAT
OU LES DANGERS DE LA PETITE REINE...


Le 7 janvier 2009 a été déposée au Sénat une proposition de loi (n° 153) dont la finalité est d’instaurer une responsabilité des cyclistes, et de tout usager d’un moyen de déplacement à roues ou roulettes, inspirée de la loi du 5 juillet 1985 relative à l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation. L’unique article de cette proposition dispose que :
« Le piéton victime d'un accident de la circulation dans lequel est impliqué un cycliste ou tout usager d'un moyen de déplacement à roues ou à roulettes est indemnisé par celui-ci des dommages qu'il a subis, sans que puisse lui être opposée sa propre faute, à l'exception de sa faute inexcusable lorsqu'elle a été la cause exclusive de l'accident.
Dans le cas visé à l'alinéa précédent, le piéton n'est pas indemnisé lorsqu'il a volontairement recherché le dommage qu'il a subi. »

Cette proposition de loi part du constat que les cyclistes constituent un danger pour les piétons, danger aggravé par la présence de nombreuses pistes cyclables sur les trottoirs, et que la multiplication des moyens de déplacement sportifs ou ludiques à roulettes est un facteur de risque.

Actuellement la responsabilité civile des cyclistes, et autres utilisateurs d’engins à roulettes, peut facilement être engagée sur le fondement du premier alinéa de l’article 1384 du Code civil : dès lors que la chose (l’engin pourvu de roues) est en mouvement et est entrée en contact avec le siège du dommage, la jurisprudence a posé une présomption de rôle actif de la chose et donc de causalité entre le fait de la chose et le dommage. Le cycliste ne peut dès lors s’exonérer de sa responsabilité qu’en établissant qu’il a été mis dans l’impossibilité d’éviter le dommage sous l’effet d’une cause étrangère qui ne lui est pas imputable, une exonération partielle étant cependant admise en cas de faute de la victime. C’est cette exonération partielle que la proposition de loi supprime : seule la faute inexcusable et exclusive du piéton, ou sa recherche volontaire du dommage peuvent lui être opposé.

L’intention des auteurs de cette proposition est certes louable, mais la proposition nous semble à la fois quelque peu « surréaliste » et incomplète.

Chacun connaît les nombreuses difficultés issues de l’écriture de la loi du 5 juillet 1985 que la jurisprudence a dû interpréter terme après terme : véhicule terrestre à moteur, implication, faute inexcusable… (E. Desfougères, « Les incertitudes en matière civile après 20 ans de jurisprudences civile sur le champ d’application de la loi du 5 juillet 1985 », JAC n° 65, juin 2006). Or, cette proposition de loi n’est guère plus précise. Commençons par le « véhicule » : si la bicyclette est clairement identifiée, il n’en est pas de même des autres « moyens de déplacement à roues ou à roulettes ». L’exposé des motifs inclut les rollers, trottinettes, patins à roulettes… », mais que mettre sous « … ». La Cour de cassation a écarté l’application de loi de 1985 aux jouets, il est n’en est évidemment pas de même pour la proposition de loi puisque sont précisément visés les moyens de déplacement ludiques : voilà le bambin étrennant son tricycle (ou son canard à roulettes) sous l’œil attendri de ses parents transformé en dangereux utilisateur d’engin à roulette ! Quant au bébé dans son landau, il semble bien qu’il soit « usager d’un moyen de déplacement à roulettes », à moins que l’usager ne soit celui qui pousse le landau. Se poserait aussi inévitablement la question de l’implication ? Faut-il que le cycliste ait enfourché son coursier pour qu’il soit impliqué, ou bien une trottinette « stationnée » contre un mur est-elle susceptible d’être impliquée même si elle ne perturbe pas la circulation (des piétons) ? Il convient également de savoir si celui qui est heurté par un patineur à roulette alors qu’il pousse une bicyclette doit être ou non considéré comme un cycliste.

En supposant tous ces éléments précisés par la jurisprudence, reste bien évidemment à examiner les cas d’exonération. En matière d’accident de la circulation, la faute inexcusable et exclusive empêche toute indemnisation de la victime, or ceci n’est pas clairement exprimé dans la proposition qui ne supprime l’indemnisation que pour la recherche volontaire du dommage, c’est-à-dire l’hypothèse où une personne aurait l’idée de mettre fin à ses jours en se jetant sous un vélo. En l’état actuel de l’écriture de cette proposition la faute inexcusable et exclusive pourrait permettre le partage de responsabilité entre le cycliste et le piéton, ce n’est peut-être pas ce qui était souhaité. La faute inexcusable, c’est-à-dire « la faute volontaire d’une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait du avoir conscience », (Civ. 2ème 20 juillet 1987, Gaz. Pal. 1988, I, p. 26, note F. Chabas ; P. Jourdain, RTD civ. oct.-déc. 1987, p 773) est fort peu retenue en matière d’accident de la circulation. Pour le cas, rarissime, où la faute inexcusable serait retenue, l’exonération du conducteur est encore subordonnée à la preuve que cette faute ait été la cause exclusive de l’accident (Civ. 2ème, 8 novembre 1993, JCP 1994, I, 3773, n°17, obs. G. Viney). Dans la très grande majorité des cas, la Cour de cassation adopte une position extrêmement favorable aux victimes, avec parfois un laxisme qui confine à l’absurde notamment vis-à-vis des piétons en état d’ébriété (Civ. 2ème, 10 mai 1991, Bull. civ. II, n°133 ; Ass. plén., 10 novembre 1995, JCP 1996, II, 22564, note G. Viney ; Civ. 2ème, 30 juin 2005, JCP G 2006, I, 111, n° 12, obs. P. Stoffel-Minck). Pour exemple : est excusable le piéton ivre, continuant à boire du pastis à la bouteille, accroupi au milieu de la chaussée, de nuit et par temps de brouillard (Civ. 2ème, 6 novembre 1996, JCP 1996, IV, 2547).
Si la même jurisprudence devait s’appliquer, tout piéton pourra se promener tranquillement perdu dans ses pensées sur les pistes cyclables, l’accroc fait ses vêtements sera intégralement remboursé pour le cycliste qui n’aura pas réussi à l’éviter. L’accroc ? Mais oui, il n’est pas précisé dans cet article que les dommages indemnisés sont les atteintes à la personne !

Cette proposition est dans le sillage de la théorie de la garantie selon laquelle le dommage corporel et le dommage matériel doivent être réparés sans aucune recherche de faute de la victime (B. Starck, Essai d’une théorie générale de la responsabilité civile considérée en sa double fonction de garantie et de peine privée, Thèse Paris, 1947). Ce postulat ne saurait prospérer sans que soit prévu le financement de l’indemnisation. La lourde responsabilité qui pèse sur les conducteurs de véhicule est assortie d’une obligation d’assurance (art. L. 211-1 C. assur.) et, par ailleurs, le Fonds de garanties des assurances obligatoires (FGAO) permet l’indemnisation des victimes si l’auteur de l’accident est non assuré, ou inconnu. S’agissant des cyclistes et des autres utilisateurs d’engins à roulettes aucune obligation d’assurance n’est actuellement prévue et, le plus souvent, c’est la classique assurance de responsabilité « chef de famille » qui est amenée à garantir les accidents causés, or celle-ci est le plus souvent plafonnée. L’introduction de la nouvelle responsabilité des cyclistes ne serait possible qu’accompagnée d’une obligation d’assurance sans plafond de garantie et d’une extension du champ d’intervention du FGAO. Resterait encore à savoir comment devrait se concevoir l’assurance obligatoire des bicyclettes et autres engins à roues ou roulettes ; faudra-t-il déclarer à l’assureur tout nouvelle acquisition de trottinette afin qu’il ajuste sa prime ?


Que mesdames et messieurs les sénateurs me pardonnent mais il me semble qu’il y a mieux à faire dans l’intérêt des piétons : modifier la loi du 15 juillet 1985 afin qu’elle s’applique aux tramways circulant sur des voies qui leurs sont propres, ces véhicules étant bien plus dangereux que les patins à roulettes !


Proposition de loi déposée au Sénat le 7 janvier 2009

tendant à la responsabilisation des cyclistes en cas d'accident avec des piétons,

La pratique du vélo, notamment en ville, est en augmentation rapide depuis la mise en place de services de location de vélos en libre service. Le vélo devient ainsi un moyen de déplacement urbain à part entière, à la fois écologique et pratique. Toutefois, cela pose la question du partage de la voie publique entre l'ensemble des usagers : piétons, cyclistes et véhicules terrestres à moteur.

Selon les chiffres de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les piétons représentent, en 2006, 11,4 % du nombre total des tués sur les routes. Ils représentent même 18 % dans le cas des enfants de moins de quinze ans et 31 % dans celui des personnes de 65 ans et plus. Enfin, près de 70 % des piétons tués le sont en milieu urbain.

L'idée est d'offrir aux piétons par rapport aux cyclistes la même garantie que celle qui existe pour les cyclistes par rapport aux automobilistes. C'est l'affirmation du principe d'attention particulière que doit accorder tout usager de la route à celui qui est plus vulnérable que lui. L'automobiliste doit respecter le cycliste ; le cycliste doit de même respecter le piéton.

Dans la même logique, cette garantie devrait également s'appliquer à l'encontre des utilisateurs de moyens de déplacement sportifs ou ludiques tels que planches à roulettes, rollers, trottinettes, patins à roulettes... En effet, on assiste à la multiplication de ces nouveaux moyens de locomotion et certains pratiquants qui recherchent un effort physique maximum ne se soucient pas des risques de collision ou d'accident avec les piétons.

Ainsi, sur le modèle de la loi du 5 juillet 1985, la présente proposition de loi prévoit qu'en cas d'accident entre un piéton et un cycliste, il y a une présomption de responsabilité civile (et donc une obligation d'indemnisation) à la charge du cycliste, sauf faute inexcusable du piéton

Article unique

Le piéton victime d'un accident de la circulation dans lequel est impliqué un cycliste ou tout usager d'un moyen de déplacement à roues ou à roulettes est indemnisé par celui-ci des dommages qu'il a subis, sans que puisse lui être opposée sa propre faute, à l'exception de sa faute inexcusable lorsqu'elle a été la cause exclusive de l'accident.

Dans le cas visé à l'alinéa précédent, le piéton n'est pas indemnisé lorsqu'il a volontairement recherché le dommage qu'il a subi.



Eric Desfougères JAC n° 65 : Si la faute inexcusable n’est reconnue que de manière assez parcimonieuse par les juges, la faute intentionnelle l’est encore bien davantage.

Anonyme, 34 msg, (FR-69).
 Citer Alerter [86331]
Membre74
19-03-2010 à 16h06
Le code de la route expose les règles de circulation que doivent respecter les piétons selon qu'il existe ou non une voie réservée aux piétons.
Dans le cas d'une voie verte, autorisée aux vélos, on est dans le cas d'une voie qui n'est pas réservée aux piétons, par conséquent il doivent observer les mêmes règles de circulation que sur la route lorsqu'il n'y a pas de "trottoirs".

Membre74, 4408 msg. Ce membre n'est plus inscrit.
 Citer Alerter [86335]
Gmp31
20-03-2010 à 09h54
et collision: vélo électrique contre vélo normal? on peut présumer quoi?

Georges, 410 msg, 66 ans. Toulouse (FR-31). pliant monte carlo 24v8a + Teith Compy36v8A: 4300km
 Citer Alerter [86399]
publicité
20-03-2010 à 09h54
Un watt-mètre pour votre vélo électrique ?
Un wattmètre pour connaitre à tout instant la puissance du moteur de votre VAE, et l'autonomie restante. 25 euros.
cyclurba.fr/Velos_electriques/208/Mesure-wattmetre.html
Lien commercial -187-

Havoc
20-03-2010 à 10h44
Acceder au profil du membre
Si le cycliste bio pilote un vélo de course, alors c'est un fou du guidon et il a tort.

Bruno, Modérateur,48803 msg, 53 ans. Etampes (FR-91). [mon blog] Vtf 12km/j/IntercontinentalBBS/Sunn Revolt/XChox/Motive/Dogg
 Citer Alerter [86409]
92 messages.      1 2 3 4 5 6 7 8 9 10   - collision pieton velo sur voie cyclable, procès. - Lu 92705 fois. [5441]
retour en haut de page Messages récents
répondre dans cette discussion
En ce moment sur le tchat
Le 04 à 22h18 Smalltwin ce message comporte une illustrationAlimenter un moteur brossé a 48v au lieu de 36.
Bonjour a tous
Ma question est simple.
Est il possible d'alimenter un moteur...
Le 05 à 21h07 Havoc Oui, il tournera plus vite et il faudra en tenir compte.
Le 15 à 17h36 Leyo Bonjour je voudrais savoir quelle type de contrôleur je dois l'acheter pour ma trottinette électrique.
je vous rajoute la photo de...
Le 17 à 17h38 Jp-doudou bonjour a tous si je monte un badassbox 4 sur un moteur bosch irai-je plus vite en mode TOUR ? merci d'avance bonne journee .
Le 18 à 12h00 Ptit-philou Bonjour, je ne pense pas : voir la fiche du fabricant.
Il faut poser la question sur le forum ;-)
Pas assez de place et de...

Transformez votre vélo en vélo électrique
Lien commercial -333-



Accédez à notre site www.power-e-bike.fr





Accédez à notre site www.power-e-bike.fr




Accédez à notre site www.power-e-bike.fr