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Le kit Bionx


Voici un retour d'expérience sur mon vélo à assistance électrique. J'utilise depuis janvier 2006 un Giant Explorer équipé d'un kit Bionx.






A noter que peu de temps après mon achat Bionx a modifié sa politique de distribution en France. Désormais, le kit n'est plus disponible en tant que tel mais va être commercialisé monté sur des vélos par Matra.






Poids :





  • vélo seul : environ 15 kg




  • kit : environ 10 kg



    soit au total environ 25 kg. Si on enlève la batterie, on est proche du poids d'un Vélo'V






Le kit :






Une petite console très ergonomique fixée sur le guidon permet de contrôler l'assistance avec le pouce. Il existe 9 positions :








  • niveau 0 (par défaut à l'allumage) : le moteur est coupé, rien ne se passe si ce n'est l'enregistrement du kilométrage et l'indication de la vitesse instantanée




  • 4 niveaux d'assistance (de A1 à A4)





  • 4 niveaux de frein générateur (de G1 à G4)






La console peut être rétro éclairée (très pratique la nuit), donne la vitesse instantanée, le kilométrage total et partiel, ainsi que la vitesse moyenne. Seul défaut à mon goût : elle ne donne pas l'heure (j'ai ajouté un compteur sans fil pour sa fonction horloge).






L'assistance est très progressive, fonction du niveau choisi et de l'effort produit par le cycliste. Il y a un capteur d'effort au niveau du moyeu AR qui sert à doser l'assistance. On est là en plein dans « l'esprit VAE », c'est à dire une véritable AIDE au pédalage. On peut résumer ça par la formule : « Aide toi et Bionx t'aidera ».



Avec le niveau A1, l'assistance est très discrète ; au niveau A4, elle est franche et permet de démarrer rapidement ou de grimper une côte à 6-8% en ménageant ses efforts. Les niveaux A2 et A3 sont intermédiaires. Le dosage peut être très fin.



Par exemple, j'utilise :





  • le mode A2 sur le plat en ville – le mode A3 dès que je passe en zone périurbaine – le mode A4 quand ça monte – le mode A1 pour réaccélérer en descente.




  • le mode G2 en petite descente en zone urbaine – le mode G3 en forte descente – le mode G4 en forte descente si j'approche d'un feu ou d'un ralentissement quelconque.






Ca a l'air compliqué dit comme ça, mais :








  • on est pas obligé de gérer finement son assistance. D'ailleurs, je ne le fais pas tous les jours ;




  • tous ça se commande au pouce et un simple coup d'oeil en coin permet de voir où on en est. Ca reste très intuitif.






A noter que l'assistance ne se déclenche qu'à partir de 4 km/h (limite de la vitesse piéton), ce qui évite l'effet « cyclomoteur » de certains systèmes fondés sur la simple rotation du pédalier.



Quand on passe d'un ISD 601 à un Bionx (ce qui a été mon cas), on est au départ surpris de perdre cette « pêche » au démarrage. Mais on s'y fait et on s'y retrouve à vitesse plus élevée. Le kit Bionx permet de mieux maintenir sa vitesse vers 20-25 km/h que ne le permet un ISD (du fait de son poids et de son assistance « tout au démarrage »).






Avec le kit Bionx, on conserve l'impression d'avoir un vélo.






Les niveaux de générateur : ne rêvons pas, la récupération d'énergie est symbolique, même au niveau G4. Par contre, cela permet (après un petit temps d'adaptation) de gérer un mode « ralentisseur », pour préserver ses patins AR. Très bien dans les fortes descentes, surtout sous la pluie voire sous la neige (vécu). On arrive à ralentir de façon très homogène sans risque de blocage de roue. C'est là le principal intérêt de ce mode « générateur ». De plus, le moteur passe immédiatement en mode G4 dès que l'on presse le levier de frein AR, ce qui accompagne et améliore le freinage.






J'ai reroulé il y a peu avec un Lafree Twist Lite Lds. En comparaison, le Lafree est plus lent, surtout en montée, mais assistera plus le cycliste que le Bionx.






Si je devais résumer d'un mot le Bionx, c'est un kit « sportif ». Non pas qu'il soit réservé aux athlètes (je suis très loin d'en être un !), mais avec le Bionx on ne s'épargnera pas la petite goutte de sueur en haut de la grosse montée et on aura la sensation d'avoir fait un effort physique ; avec le Lafree, on arrive plus tard, mais pépère, sans forcer.



A noter que l'on peut aussi utiliser le kit en mode « entraînement », en roulant avec un niveau de générateur (histoire de simuler un relief plus ou moins fort). Si j'ai bien compris, c'est ce qui a motivé à l'origine cette fonction générateur.



J'ai essayé de rouler sur le plat en G2 « juste pour voir » : c'est vrai que c'est sportif !






Petit plus sympathique : on peut verrouiller la console avec un code à 4 chiffres. Si quelqu'un essaye de rouler sans avoir entré le code, la batterie émet des bips et le moteur passe en mode G4 : pas facile alors d'avancer, même sur le plat ! C'est un complément rassurant à mes antivols : un antivol de cadre AXA qui bloque la roue AR, et un U solide (Abus Sinus).






Défauts constatés :








  • l'autonomie est plus faible que celle de l'ISD, si on roule toujours en mode A4 (30 à 40% d'écart). Par contre, si on gère bien les niveaux d'assistance en fonction du relief et du trafic (il faut quelques jours d'adaptation), l'écart se réduit significativement (10-20%). A noter que j'utilise une version NiMh. La version Li-Ion permet sans doute d'annuler cet écart.




  • les branchements sont sensibles aux très fortes pluie, surtout quand le vélo est statique (sinon, la vitesse permet une bonne évacuation de l'eau). Cela n'empêche pas le moteur de fonctionner, mais il est prudent de bien sécher les connecteurs après avoir lavé le vélo ou s'être pris un très gros orage. Je parle des pluies diluviennes, pas des pluies « normales ».




  • le moteur vibre beaucoup au démarrage en mode A4 ou en mode G4 (les deux extrèmes). Dans mon cas, c'est surtout gênant avec le siège enfant vide : les protections de jambes du siège vibrent sur le cadre, ce qui est bruyant. Aucun problème quand le siège est occupé, l'enfant absorbant une partie des vibrations (paradoxalement, sans que ça le gêne).






On peut regretter qu'il ne soit pas possible de mettre un changement de vitesses dans le moyeu. C'est sans doute la principale innovation qui devrait être faite sur ce moteur, selon moi.



Par contre, je sais qu'il existe une version pour freins à disque.






Pour le reste, la partie cycle est excellente et de qualité : dynamo dans le moyeu, porte bagages soudé au cadre, pneus Schwalbe Marathon+, 21 vitesses indexées, ...



Seul l'éclairage AR s'est avéré de qualité médiocre. Mon vélociste me l'a finalement troqué contre un autre plus fiable. Toutefois, je regrette qu'il ne soit pas possible de brancher l'éclairage (AV et AR) sur la batterie, ça éviterait de griller des ampoules par surtension dans les descentes.



La tige de selle suspendue offre bien plus de confort que toute la suspension de l'ISD 601. La fourche suspendue est pour moi un peu « gadget », mais il semble qu'il soit impossible désormais d'y échapper sur les vélos haut de gamme.




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Giant Explorer + kit Bionx

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Créé le 28-06-2006 à 13h39.
Modifié le 24-07-2007 à 23h49.

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