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Semi couché en ville

Mon Maxarya équipéMon éventail de choix ultime avant achat en semi couché pour la ville s’était réduit cet hiver aux seuls Travel (Ray 1 X) de chez Maxarya, et Phoenix d’Utopia.

Ne comprenant pas pourquoi le made in Germany coûtait pratiquement le double du made in Canada, avec un réel mieux, mais circonscrit aux seuls suspension et freins en Allemagne, j’ai opté pour le Maxarya.
Renforcé dans mes convictions par des échos sur la dangerosité du Veltop par vent violent sur vélo droit, qui offre trop de prise latérale, persuadé que le vélo carrossé anti pluie serait semi couché ou ne serait pas, je suis passé à l’acte d’achat du Maxarya à fin mai 2009.
Les premiers jours sur la dite monture reçue quelques jours après la commande ont été déconcertants. Cela guidonnait légèrement, mes bras étaient trop tendus, et le pneu standard avant réglé à 5 bars de pression assurait un très vigoureux massage vibratoire intégral du pilote sur les plus gros pavés de Paris. En plus, livré sans sonnette, le vélo ne permettait aucune approche sécuritaire des piétons, comptant toujours autant de distraits ou de résignés, pour qui véhicule en approche signifie toujours bruit conséquent avertisseur.
En revanche, le confort attendu était bien au rendez-vous, se pencher en arrière soutenu par un vrai dossier est unique et vraiment privilégié sur 2 roues, et je dois aussi confier que ses soins de la partie la plus charnue de mon anatomie, paradoxalement si malmenée sur vélo droit, me mettaient d’une humeur carrément jubilatoire au moment de la poser sur l’ample assise très rembourrée du Maxarya.

En conclusion sur ce point précis, mon diagnostic est on ne peut plus formel : ne manque plus à ce véhicule qu’un porte verre d’apéritif pour les arrêts sous le soleil de juin. Après 10 jours d’adaptation, la maitrise du pilotage est venue, et avec elle, la fin du guidonnage.
La pose d’un compteur, d’un cintre reculant les poignées en arrière et d’une grosse sonnette ont réglé les problèmes de détails, et l’arrivée progressive d’une musculature adaptée me montrent que les 30 km/h sont une vitesse d’ores et déjà facile et sereine. Dans le même laps de temps, mes premières réflexions sur l’équipement en assistance pédalier particulière, et la conception de carrosserie de protection faisaient leur chemin.

Un mot des autres fonctions les freins mécaniques sont mordants et puissants, c’est un vrai plus que ces systèmes à disques Avid BB, et la transmission Dual Drive semble parfois s’emmêler entre changement dans le moyeu et changement au dérailleur, mais rien de bien sérieux comme une chaine qui saute. La lubrifier pourrait améliorer ce comportement. Reste le fait que le vélo semble tirer trop court, mais avec 576 % de variation de ce Dual Drive II à cassette 9 pignons, je ne me fais pas de souci pour trouver un meilleur équilibre en faveur d’une vitesse maxi plus élevée. Et de fait, un bon réglage chez un vélociste compétent - Fred, chez Bike in Paris, bld du Montparnasse -, et j'ai récupéré l'usage de l'intégralité des 9 pignons arrière, ce qui n'était en fait pas le cas auparavant, et sans que la chaîne ne marque plus aucune hésitation dans les passages. Combinés avec les 3 rapports dans le moyeu, j'ai en définitive vraiment tout ce qu'il me faut, en côte très raide, comme en descente.
Là où le Nuvinci me manque, c'est que j'ai tendance à plus "pilonner" le pédalier en accélération avec mes jambes, sans qu'elles tournent suffisament vite. Et de temps en temps, les 55 ans de mes ligaments du genou droit me rappellent à l'ordre, ce que je ne connaissais plus du temps de mon variateur de vitesse.

Mais surtout, une des choses qui m’importait était la crédibilité de cette solution en ville, et là, avec la tête à la hauteur de celle des conducteurs, le contrat est rempli, avec en prime un bien être insurpassable. Cette machine représente donc un vrai tournant de ma carrière de cycliste urbain, dont la devise s’énonce à présent : plus jamais sur vélo droit!

Bon, à présent se posent, dans la perspective de l'automne, les questions de l'assistance : Bion X High Torque, ou pédalier Teith, that is the question? Et de la protection anti intempérie profilée : Streamer HP Velotechnik + Veltop raccordés pour faire simple, ou solution spécifique maison, pour faire élaboré dès le premier coup?

Je pense que cela va dépendre de mon niveau de flottabilité financière en Septembre/octobre.
Saleté d'été, vivement qu'il pleuve!....

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Et me voilà, quelques années après, avec en plus un livre écrit sur le vélo et le VAE à mon actif, pour mémoire, [/i]Passion : vélo ou VAE en ville[i], chez L'Harmattan. Du reste, mon Maxarya y figure fièrement en couverture.
Avec le recul du temps, je ne reviendrai pas sur cet engagement en faveur du semi-couché en ville. Non par fierté, mais par expérience on ne peut plus convaincante. Simplement, le petit reproche que je fais au Maxarya est que le pédalier y est un peu trop haut, donc on lève un peu trop la jambe à chaque redémarrage de feu vert en ville. Pour mieux l'adapter, je l'ai fait pleinement évoluer avec le montage de pneus Big Apple de 50 mm de diamètre, et celui évoqué précédemment d'un cintre de Brompton en U qui m'évite une tension exagérée des bras au pilotage.
Mais surtout, et c'est ce qui motive ma mise à jour de cet article, j'ai voulu toucher du doigt la différence de performance avec un appendice aérodynamique, et j'ai acheté un bouclier Winwrap en Allemagne, qui part du milieu de la roue avant, et remonte jusqu'au cintre. Résultat, j'ai gagné 3 à 4 km/h de vitesse de pointe, ce qui est très important, et prends facilement entre 50 et 60 km/h dans de grandes descentes parisiennes, et ceci, assis confortablement comme dans un transat. De plus, sur le plat, j'ai l'impression de laisser sur place bien des cyclistes standard.
Et quand je lis presque toutes les discussions de ce forum où l'on se préoccupe d'augmentation de performance - un exemple type : l'autonomie des batteries -, je suis sidéré de voir l'ignorance que l'on a sur ce fondamental N°1 de la vitesse, du rendement et de la pénibilité du vélo : l'aérodynamique.

En conséquence, j'ai pris la décision d'aller plus loin : mon prochain semi-couché sera un prototype, à châssis acier Cro Mo de base Sparrow de chez Cycle Genius, carrosserie complète, mais ouverte, et profilée, à but de bonne pénétration dans l'air et de protection anti-pluie et anti-froid, et à assistance électrique, augmentation du poids du véhicule oblige.
A l'avant, un grand porte-charge (roue avant déportée de 80 mm, potence redressée reculée de 100 mm env) permettra le montage d'un porte-bébé, afin que l'enfant embarqué le cas échéant soit protégé par le parebrise.
Au programme également, pour une adaptation ville poussée, l'arrière se verra doté d'un moyeu Nuvinci, et les disques hydrauliques seront là pour aider au contrôle d'un engin déjà respectable.
Ce programme se met en place. Les modifications majeures de châssis sont dessinées, côtées et chiffrées, le châssis et la fourche avant sont en cours d'approvisionnement.
La machine est lancée.

Que ceux que cela intéresse ou motive me suivent !




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Créé le 23-06-2009 à 09h36.
Modifié le 21-01-2012 à 17h38.

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