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Mon Merida E-Spresso - une monture pour retrouver le goût de l'effort !

Merida E-Spresso i8 EQ

1. Prologue



Voilà c'est fait !

Après de longs mois de lecture du forum cyclurba, après avoir lorgné sur les kalkhoff, le gepida, le ktm bosch, j'ai finalement acheté un autre vélo à moteur pédalier bosch : le Merida E-spresso i8 EQ.



La bête a son prix : 2500€ mais l'enjeu pour moi est de taille : retrouver une activité physique quotidienne en devenant vélotaffeur.

Les "agiles du mollet" trouveront sans doute que 2x10 km par jour en VAE c'est de la petite bière mais je vous assure que pour un quinqua comme moi qui n'a plus touché à l'effort physique depuis au moins cinq ans .... ben y a du boulot !


Revenons au vélo : le merida est équipé de :


- Freins à disques hydrauliques Alfine et freins à disque

- Un moyeu shimano alfine 8 vitesses avec sélecteur à "gachette"

- le moteur pédalier Bosch, sa batterie 36v 8a et son interface HMI

- des pneus schwabe marathon supreme

- une fourche amortie (c'est comme ça qu'on dit ?)

- l'équipement ville : garde boue, porte bagage, éclairage (dynamo).
Le fameux HMI permet de gérer l assistance, l éclairage et d avoir les infos de vitesse, kilométrage et consommation


Première étape : rentrer chez moi !



Gros stress dans la voiture de ma soeur qui me conduit chez le vélociste qui se trouve à 9 km de mon domicile : vais-je rentrer avec mon séant sur la selle ?

C'est qu'il y a de la circulation, c'est que je n'ai pas touché à un vélo depuis deux ans maintenant, c'est aussi et surtout qu'il y a une côte terrible pour remonter jusqu'à ma maison. Et quel que soit le trajet choisi, y a une côte au bout .....



La trouille est là, mais l'envie aussi ! Je décide de tenter l'aventure et pose mes 125+ kgs (me suis pas pesé depuis trois mois ...) sur la bécane. J'ai mis le HMI sur ECO 1 ... mais dès la première côte je décide de monter la puissance sur TOUR 2.
Je sens bien que le moteur aide énormément mais l'autre moteur, celui qui est assis sur la selle, est en bien plus mauvais état que je ne l'imaginais.
Une deuxième côte me force à l'arrêt ! Je décide de mettre l'assistance sur SPORT 3 et jongle avec l'alfine pour finalement passer ce deuxième obstacle sans trop souffrir.

J'arrive au pied du mur ! Le mur c'est la côte qui grimpe pendant 600m de façon abrupte jusqu'à chez moi. Là, pas d'héroïsme, je met l'assistance à fond (SPEED 3) et grimpe sans problème en deuxième et troisième.
Sans problème mais pas sans transpirer. Je m'assieds sur la pierre de la porte, le vélo devant moi et récupère en buvant un verre d'eau.

L animal de face

Premières impressions :

- il va falloir maîtriser la monture pour en tirer le meilleur parti
- Je n'imaginais pas être en si mauvaise condition physique !!
- Le vélo est "tape-cul", faudra sans doute prévoir une suspension de selle lorsque j'aurai perdu quelques kilos.
- J'aime ce vélo et cette saine fatigue qui suit mon effort !!!

Deuxième étape : c'est où mon boulot encore ?



Le lendemain, les fesses endolories, je remonte en selle pour découvrir mon futur parcours de velotaf.
D'abord trois petits kilomètres sur la route, puis le RAVEL (les voies vertes de Belgique) sur 6 kilomètres pour finir par un kilomètre dans la circulation.

La route est pénible pour un novice ! Les automobilistes laissent peu de place aux cyclistes et s'impatientent vite ! Mais suivant les conseils des habitués des rues de Paris, je "prends" ma place et me concentre sur les énoooormes imperfections de la route qui mettent mon séant à la torture !
Je retrouve le sourire sur le RAVEL : place aux piétons, aux vélos, aux zones ombragées, aux pentes douces. Je vais aimer ce trajet !
Pour l'heure, je me contente de la moitié et fais demi tour après 7 km car pour tout vous dire, j'ai peur de la terrible côte du retour (vous savez celle près de la maison).
Je choisis cette fois l'autre côte, plus courte mais encore plus pentue. Je la franchis assistance à fond et j'ai pourtant l'impression qu'à un moment, dans la partie la plus rude, le moteur semble renoncer. Je redescends deux vitesses et l'animal trouve son deuxième souffle.
J'arrive chez moi content mais pour ce qui est d'être sec, y a encore à faire ! Je change de tee shirt et je savoure mon succès sur la pierre de la porte.


troisième étape : un parcours pour le plaisir



Troisième jour. Cette fois, je me fais un petit parcours d'une quinzaine de kilomètres sur openrunner et je me lance. Les jambes sont dures au début mais très vite, je trouve ma cadence. Je maîtrise mieux les vitesses et l'assistance. Merida et moi devenons copains, voire complices !

Je rentre un peu "chaud" certes mais je sens déjà les progrès. Mon corps s'habitue doucement à refaire des efforts et en redemande.
Lundi, je fais le trajet boulot en voiture car je dois passer ma C3 au contrôle technique près du bureau mais j'ai hâte d'être rentré pour faire une nouvelle petite chevauchée.

Et mardi, le vélotaff pour de vrai commence !

Quatrième étape - le premier boulot/vélo/dodo



Vu la météo de ce mardi, j'ai courageusement décidé ... de reporter mes débuts de vélotaffeur à ce mercredi.
Je me lève une heure plus tôt, vérifie que je peux tout emporter (je n'ai pas encore reçu mes sacoches), grimace devant la fine pluie qui suit les orages de cette nuit ...
7h20 je me lance pour les 10km d'aventure. Sur la route, peu de circulation mais la pluie est un peu trop tenace, j'enfile mon poncho tout neuf et tout bon marché et repars courageusement.
Je bifurque sur le ravel, un sourire aux lèvres, tout va bien, j'y vais mollo, plaisir maximum et utilisation intensive du sélecteur de vitesses.
Quelques brindilles sur le Ravel mais mes pneus semble s'en accomoder, le vélo tient bien la route (mouillée) et freine bien (merci les freins à disque). J'ai mis le moteur en Tour3 et je me promène jusqu'au bureau que j'atteins sans souci. A peine chaud, j'ai la banane !
Au bureau on m'appelle Eddy Merckx, je montre le vélo, le fais essayer par l'un ou l'autre, je me sens un peu extraterrestre mais bon, ça reste bon enfant.

Le retour m'apprend que si c'était si facile à l'aller, c'est que ça monte un peu plus au retour ! Mais bon, rien de bien méchant et si je laisse l'assistance en Tour3, j'appuie un peu plus sur les pédales histoire de faire mieux que les 40 minutes de l'aller. J'arrive en transpiration mais en 34 minutes (et j'ai eu le temps de m'arrêter pour prendre du pain).
Sur le chemin, première frayeur : des débris de verres sur toute la largeur de la piste. Je les vois trop tard et roule dessus en croisant les doigts !

Le sélecteur Alfine

Voilà, c'est fait, je suis un vélotaffeur !
Et je vous le dois au boss de Cyclurba et à vous tous qui dispensez sans compter vos conseils avisés, alors merci !


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Créé le 26-06-2011 à 20h16.
Modifié le 30-06-2011 à 20h16.

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