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Mon Vélowatt Bonneville 2013

Eh bien ça y est, j'ai craqué pour le Bonneville ! J'avais prévu de faire durer le Mobidoo le plus longtemps possible et puis après 18 mois de bons et loyaux services, j'ai eu le malheur de croiser la route du Bonneville... et de mesurer les progrès accomplis en matière d'assistance pour vélos Low Cost.

Comme on dit familièrement, « il n'y a pas photo » !






Welcome Home, Bonno !

Welcome Home, Bonno !


C'était un 14 juillet, jour de la Fête Nationale, et le Bonneville a frappé à ma porte.

J'avais eu l'occasion d'essayer celui de mademoiselle Antoine, et je m'étais tout de suite laissé séduire par la vivacité et la tonicité de l'assistance.

Et puis, à 700 euros, ça fait cogiter...

C'est donc avec beaucoup de fébrilité que j'ai entamé le déshabillage déjà décrit par Jan Cristof (Cyclurba) dans son Essai du Vélowatt Bonneville 2013: long et fastidieux, mais au moins, on est certain de trouver une peinture impeccable.



Le temps de poser des pédales (qui vont vite manger du bitume, je les remplacerai par des pédales métalliques plus plates), de régler la potence et je pouvais procéder aux premiers essais de MON Bonneville.

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2013-08-07 21:24:29  [ Avertir billet douteux ]



Road Movie en Béquille

Road Movie en Béquille

Le 18 juillet, un membre de Cyclurba auquel rien n'échappe (Pegail), nous informe que la chaine du Bonneville vient taper sur la béquille repliée et lui laisse de méchantes traces !

Heureusement, le mien n'a que quatre jours, mais déjà, de vilaines traces font leur apparition.

Ce serait grave si la béquille était en acier mais en fait elle semble au moins pour les parties apparentes, faite d'une sorte de résine, qui ne craint pas la rouille. Je décide tout de même de protéger ma béquille des agressions.

Il suffirait pour cela qu'elle se déplie un peu moins. Je réalise un premier tampon en résine époxyde mais celui-ci ne tiendra pas longtemps.

J'ai donc percé et posé une toute petite vis dont la tête sert de tampon, c'est plus durable.

Et depuis, la béquille de Bonno reste immaculée !

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2013-08-07 21:36:17  [ Avertir billet douteux ]



Monsieur Plus

Monsieur Plus


25 km/h, c'est déjà pas mal. Mais pouvoir de temps à autres abattre une longueur à 30 km/h, presque sans le moindre effort, c'est encore mieux (même si pas très réglementaire).

J'ai donc procédé très rapidement à une première modification sur Bonno: l'ajout d'un interrupteur « Monsieur Plus ».

Ce n'est pas très sorcier: il suffit de laisser bailler le bas du compartiment contrôleur grâce à la dépose des vis adéquates, puis de dénicher le petit connecteur du câble bleu qui se trouve à l'intérieur, et enfin de le mettre en mode passant.

En ce qui me concerne, je l'ai soudé sur les pattes de mon interrupteur, que j'ai collé soigneusement sur le bas du compartiment contrôleur. Je peux le manipuler depuis la selle, sans grande difficulté, et ainsi passer du mode VAE au mode « utilisation sur chemin privé » en un quart de seconde.

Merci Monsieur Plus !

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2013-08-07 21:30:06  [ Avertir billet douteux ]



99 km

99 km

C'est le grand jour !



Ce 10 août 2013, j'ai décidé de soumettre le Bonneville à un essai soutenu d'autonomie. Je vais essayer d'aller le plus loin possible sur un tracé autour d’Étampes qui emprunte le plus de côtes possible et que j'ai baptisé « La Popeye ». Sa longueur est de 140 km et sa dénivelée totale, de 1340 mètres.

La Popeye sur Openrunner

Au départ de cette aventure, j'ai sur mon vélo la batterie d'origine, 320 Wh d'énergie environ, plus une batterie identique dans l'une de mes sacoches, gentiment prêtée par Antoine de Vélowatt qui a eu vent de mon projet en lisant le forum de Cyclurba et qui m'a téléphoné le soir même pour me proposer le prêt d'une seconde batterie.

Ma technique va être la suivante: me reposer sur l'assistance en Mode 2 sur les liaisons entre deux vallées et pédaler comme un fou dans les côtes pour soulager l'assistance et éviter les forts appels de courant. J'aurai cependant du mal à m'en tenir à ce projet car les liaisons entre vallées vont se révéler très venteuses durant les 80 premiers kilomètres et il va falloir donner de soi pour faire avancer le VAE.

Entre deux traversées sur le plateau de Beauce, de jolies vallées permettent de se mettre à l'abri du vent et d'emprunter de solides mais brèves côtes, comme ici, à Chalou-Moulineux, aux sources de la Chalouette. Après les soixante premiers kilomètres, je me sens un peu plus rassuré, n'ayant éteint durablement qu'une seule diode de la console 790.

Je m'accorde donc une courte pause devant l'église de Saint-Sulpice de Favières, afin de recharger mes batteries personnelles, celles qui ont besoin de sucres lents. La descente de Mauchamps sur Saint Sulpice, qui s'atteint après avoir complètement traversé Mauchamps, est un ravissement.

Le village lui-même ne manque certes pas de charme, en témoigne cet ancien bureau de Poste.

A l'arrivée sur Saint-Yon Mairie, la présence de la proche banlieue parisienne se fait sentir lourdement. J'ai hâte de retourner vers le sud, d'autant que cela signifiera une quarantaine de kilomètres avec un vent favorable.

A Cheptainville, passant devant un verger de poiriers, je sens que l'environnement va redevenir plus bucolique et accueillant, tout cela au pied de la côte de Cheptainville, bien connue des cyclistes de la région.

Puis c'est la descente tranquille dans les ruelles ombragées de Lardy.

Boinveau, Orveau, Petit Bouville, les côtes s'enchainent et la batterie ne semble jamais devoir se vider. J'appelle Antoine de Vélowatt tout en pédalant pour lui faire part de ma surprise: il n'en revient pas lui-même. Dans la côte d'Orveau, qui est très raide, le BMS coupe l'alimentation. Pourtant, lorsque je remets le contact, il reste bien deux diodes sur la jauge. Je mets cela sur le compte de la conversation téléphonique qui m'empêchait de produire un effort suffisant, conjugué au fait que la fin de la côte est particulièrement raide. Et en effet, le VAE semble repartir sans nouveau signe d'essoufflement. C'est la conversation téléphonique qui s'essoufle lorsque j'emprunte la côte qui mène du Petit Bouville à Vayres-sur-Essonne, quand soudain, au moment où je m'y attends le moins...

...le BMS coupe ! Deux fois de suite ! Cette fois, pas question de prendre plus de risques. Je change la batterie. Je n'aurai pratiquement pas roulé avec une seule diode allumée.

Le VAE a parcouru 99 km sur une batterie et environ 900 mètres de dénivelée (à 22 km/h de moyenne).

Je décide de changer de stratégie par rapport à l'énergie puisqu'il me reste une batterie pleine pour parcourir 40 km environ. Je vais rouler en Mode 3, puis sur la dernière ligne droite contre le vent de Champmotteux à Etampes, en Mode 3 débridé, c'est à dire à 30 km/h.

C'est ainsi que je passe devant Courdimanche, ce joli village du bassin versant de l'Essonne avant de rejoindre Maisse.

Le soleil est déjà bien bas lorsque je m'arrête devant l'église de Gironville, toujours sur l'Essonne. Je refais ma réserve d'eau et repars avec l'idée que les dernières longueurs me paraitront peut-être bien longues.

A cet endroit, la vallée de l'Essonne, entre Malesherbes et Maisse, a quelque chose de paradisiaque. J'en profite, sachant que la route sur le plateau sera beaucoup moins belle et qu'il y aura alors le vent du nord... A Argeville, le moulin enjambe une rivière départementale plus belle que jamais.

Avant de remonter cependant, il reste le beau village de Roinville et surtout, sa superbe église derrière laquelle débute la dernière véritable côte du parcours.

Puis, c'est la traversée de Champmotteux, dernière étape où l'on peut voir des monuments avant une longue traversée d'un plateau désert balayé par les vents et parsemé de minuscules bourgs sans relief.


La « Popeye » se termine hélas par une bavante décourageante, un long ruban de bitume sous le soleil (quand il y a du soleil) forçant souvent le cycliste à affronter de forts vents contraires. C'est là qu'on se réjouit d'être sur un VAE et encore plus, de l'avoir débridé, car cela passe plus vite.



A l'arrivée, c'est gagné ! Le Bonneville m'a bien porté sur 140 kilomètres et 1340 mètres de dénivelée, le compteur en témoigne. Je n'aurai pas trop de séquelles ou de courbatures suite à cette sortie. La deuxième batterie n'était pas vide, loin de là !

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2013-08-26 21:50:59  [ Avertir billet douteux ]



En baver des rondelles... et les monter à l'endroit !

En baver des rondelles... et les monter à l'endroit !

Je conseillerais à tout propriétaire du Bonneville, ainsi qu'à tout propriétaire de VAE à moteur moyeu, de s'exercer à déposer et reposer la roue motorisée chez soi à tête reposée, plutôt que d'avoir à le faire sous la contrainte, en raison de la déchirure d'une chambre à air (ou de la perte de la valve), en bord de route, dans de mauvaises conditions.

Ceci permet notamment de repérer la position des rondelles qui empêchent le moteur de tourner sur lui-même et d'arracher le câble d'alimentation, et de savoir les remettre en place rapidement et sans hésiter.


Deux risques existent lors de la dépose de la roue arrière:

- oublier de libérer le câble d'alimentation avant de tirer sur la roue pour la déposer

- ne pas remonter les rondelles de détrompage correctement ou les perdre.


L'ordre des opérations est le suivant:

- débrancher le câble d'alimentation du moteur à l'aide du connecteur placé le long de la base droite du triangle arrière du vélo (en profiter pour noter que deux flèches de repérages sont imprimées sur le corps du connecteur)

- libérer le câble de la chicane le maintenant en place

- défaire le coude de frein V-brake à l'arrière du vélo, sous la selle et écarter les patins

- dévisser de chaque côté les écrous de roue à l'aide d'une clé plate de 15 après avoir déposé les capuchons caches

- en profiter pour repérer l'ordre des rondelles qui est aussi montré sur le forum de Cyclurba et dans ce billet

- tirer sur la roue et la déposer. Cela peut être facilité en déployant le tendeur de chaine avec la main gauche.


Pour remonter la roue, il suffit de reprendre ces opérations dans l'ordre inverse.

Billet à suivre: Bonno avec ses nouveaux pneus plus jolis, plus confortables, et plus accrocheurs pour l'hiver !

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2013-10-20 11:38:11  [ Avertir billet douteux ]



Bonno s'achète de nouvelles chaussettes !

Bonno s'achète de nouvelles chaussettes !

Bonno vient de s'offrir de nouvelles chaussettes: des pneumatiques Geax Saguard 2.00 à flancs blancs (existent aussi en blanc intégral).

Si le montage est aisé, les réglages ultimes sont toutefois délicats pour que plus rien ne frotte. Les garde-boues passent vraiment au ras du pneu et il est à prévoir des bruits à chaque fois que les pneus s'enroberont de boue. Bah... C'est le prix à payer pour un peu plus de confort, un peu moins de régularité de mise à niveau de la pression et un peu plus d'accroche sur terrain sale.

Je conseillerais aux utilisateurs du Bonneville de se limiter à 1,95.

Le prix d'un pneu est d'environ 30 euros. J'étais relativement satisfait des pneus d'origine, sauf sur routes sales où ils étaient vraiment peu accrocheurs en courbe.

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2013-10-30 12:18:28  [ Avertir billet douteux ]



1000 Bornes

1000 Bornes

Après cinq mois d'utilisation, Bonno vient de compléter ses premières 1000 bornes, soient 48 heures d'utilisation: félicitations à lui !

Un kilométrage qui fera sourire certains vélotafeurs de Cyclurba mais qui me satisfait tout de même car on se rapproche tout doucement de l'amortissement par rapport à un moyen de déplacement thermique.

Je vais en profiter pour récupérer ce beau compteur altimètre pour un de mes VTT et monter un Carrefour C9 à la place.

Pas de traces d'usure ni de différences de fonctionnement par rapport à l'état neuf.

Je viens aussi de commander une vingtaine de garnitures de patin V-brake de marque Ashima (gris/orange) à 3 euros pièce (la paire) chez Bike Discount. Si j'en suis satisfait, j'écrirai sans doute un article sur ce système.

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2013-12-21 17:36:39  [ Avertir billet douteux ]



2000 bornes

2000 bornes

Bon anniversaire !



Le Bonneville n'a toujours pas un an et déjà 2000 kilomètre de parcourus.

Comme le temps passe !

Aucune panne à signaler à ce jour.

Seulement des modifications: selle, pneumatiques, compteur, tige de selle, sonnette, interrupteur « Monsieur Plus », sacoches, porte-patins de frein.

Ayant été donné un subtil coup de clé à rayon en préventif à chaque fois que j'ai constaté que la jante se rapprochait d'un patin de frein, aucun voile n'est apparu sur l'une ou l'autre des roues.

L'assistance est présente comme au premier jour et la batterie ne donne pas de signes de fatigue, bien que je ne l'aie pas testée rigoureusement.

Pas de rouille, la visserie et surtout la tringlerie des garde-boues sont dans un état impeccable. Seules les vis CHC qui fixent les accessoires de guidon comportent des traces de corrosion à l'intérieur des têtes.

Bref, n'étaient-ce les traces que laisse la chaine sur la béquille (peu visibles, cependant, la béquille étant noire), ce VAE n'a pas pris une ride !

Rendez-vous en juillet, pour la Fête Nationale, il aura alors un an, et sans doute près de 2500 kilomètres.

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2014-06-12 22:50:06  [ Avertir billet douteux ]



4300 et toutes mes dents !

4300 et toutes mes dents !

Une histoire de dentifrice




En cet automne de sa troisième année d'utilisation, il était temps pour Bonno de passer chez le dentiste. C'est pourquoi, par une fraiche après-midi, nous nous sommes invités au magasin de Houilles, roue arrière à la main, dans le but de lui faire subir une petite révision préventive.



Quelques tours de clés plus tard, les entrailles du petit moteur confidentiel de chez Vélowatt nous étaient révélées. Première surprise: le roulement de sortie d'axe, qui normalement est lié à force au carter du moteur, s'était fait la malle ! Un membre de la famille Houdini, à ne pas douter. Pour le reste, le train épicycloïdal ne présentait pas de traces d'usure, simplement une graisse complètement noircie (voir photo).

Un petit coup de brosse à dent, et des sueurs froides au remontage, et nous voilà avec un moteur presque refait à neuf. Restait à l'essayer pour vérifier que tout fonctionnait à nouveau.

Les quelques essais effectués sur route semblent montrer une vigueur nouvelle. J'ai eu l'impression que mon Bonneville avait repris deux à trois kilomètres heures par rapport à ce qu'il fournissait en cette année 2015. Sans doute l'effet magique de la graisse neuve.

Rendez-vous aux 5000 km, j'essaierai de mettre un billet avec une photo du « vieux » !

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2015-10-25 08:49:54  [ Avertir billet douteux ]



5000 Bornes

5000 Bornes

Comme le temps passe !



Bon, d'accord, 5000 km en deux ans et demi, ce n'est pas énorme pour un Cyclurbiste, mais enfin, cela fait sensiblement baisser le coût du kilomètre parcouru.

Depuis la visite à Houilles, la roue libre du moteur a de nouveau fait parler d'elle: eh oui, elle émet un grincement très disgracieux lorsqu'elle libère le moteur. Bon, apparemment, c'est sans conséquences sur le fonctionnement du vélo, donc j'ai la flemme de trouver une parade. Cyclowatt m'a bien proposé de passer au magasin pour remplacer le module concerné mais tout cela prend du temps alors que faire rouler le vélo n'en prend pas du tout.

A part ça, le vélo ne montre aucun signe de vieillissement, ce qui est remarquable concernant par exemple la fourche, qui encaisse chaque jour de forts mauvais traitements, notamment la traversée de la Base de Loisirs et les mauvais chemins des jardins ouvriers.

Roule, roule, mon Bono, surtout que tu as dû le remarquer, un cadre de Riese und Müller Intercontinental trône dans le salon et un moteur MMS de chez Xofo respose sur la table de la salle à manger. Il y a du remplacement dans l'air...

Cliquez ici pour afficher une aideDate: 2016-02-02 18:28:47  [ Avertir billet douteux ]





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Meuh
12-06-2014 à 19h55
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c'est quoi, l'escargot blanc accroché au tube du guidon (coté gauche) ?

Une sonnette ?
Havoc
22-07-2014 à 10h37
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Oui, monsieur Meuh, c'est une sonnette !

Elle fait le même bruit que lorsque tu pénètres dans la boutique d'un commerçant.
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